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Objectif du projet 

Accompagner les institutions de microfinance (IMF) à appréhender au mieux la digitalisation de leurs opérations de manière à toucher plus de monde, à réduire leurs coûts, à être plus efficaces et à améliorer l'expérience de leurs clients.


Zones d'intervention

Amérique centrale et Caraïbes, Afrique


Chargés de projet

- Arnaud de Lavalette (Afrique) : a.delavalette@ada-microfinance.lu
- Catherine Liziard (Afrique) : c.liziard@ada-microfinance.lu

- Nausica Fiorelli (Amérique latine et Caraïbes) : n.fiorelli@ada-microfinance.lu


Chiffres clés 

Pour l’ensemble des projets digitaux de ADA (DFI, REDCAMIF, Programme de réponse Covid-19 et projets d’assurance) :
- 35 IMF appuyées pour la définition de leur stratégie digitale et la mise en place de solutions digitales : 
*16 en Afrique ;
*16 en Amérique latine et dans les Caraïbes ;
*3 en Asie ;
- 3 FinTech appuyées pour le développement d’une solution d’assurance via le digital : 2 en Asie et 1 au Mali ;
- 58 183 utilisateurs d’un service financier digital (compte mobile, réseau d’agents mobiles, assurance via une solution digitale).


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ADA a développé des outils disponibles en libre service afin de faciliter la mise en place des solutions digitales des IMF

 

La finance digitale : accompagner dans l'innovation

Toucher des populations dans des zones difficiles d’accès, offrir des services rapides et sécurisés aux clients ou réduire les coûts, autant d’opportunités offertes par le digital qui permettent de favoriser l’inclusion financière. Pour cette raison, ADA accompagne les institutions de microfinance (IMF) à intégrer le digital dans leur stratégie. 


En Afrique 

F2.0 (Fermier 2.0) : plateforme de mise en relation entre organisations paysannes et IMF

Afin d'améliorer la sécurité alimentaire en Afrique, ADA a mis en place la plateforme web F2.0 (Fermier 2.0) qui met en relation des acteurs de la chaîne de valeur agricole, notamment des organisations paysannes et les petits agriculteurs, avec des IMF, dans le but de faciliter leur communication et transmission d’informations et favoriser de ce fait l’inclusion financière des petits producteurs. 

F20
©Shutterstock/ K. Trautmann

A travers la plateforme F2.0 de ADA, les petits agriculteurs peuvent

  • trouver un financement pour leurs intrants, 
  • être informés des prix de marché
  • être mis en relation avec les organisations paysannes (acheteurs). 

Initialement, F2.0 a été développée dans le but de favoriser la distribution de crédits warrantage et de crédits intrants. L’approche était donc très orientée besoins en crédit des agriculteurs, d’où l’implication forte des organisations paysannes.

En réalité, F2.0 favorise bien plus que l’accès à des services de crédit et offre aux agriculteurs la possibilité :

  • d’ouvrir un compte bancaire ;
  • de commander (à crédit ou non) et recevoir leurs intrants agricoles (ressources utilisées par l’agriculteur pour faire fonctionner son exploitation, comme de l’engrais, des semences, etc.) ;
  • de rembourser leurs intrants par la vente de récoltes à prix « commerce équitable » ;
  • de bénéficier de la hausse des prix agricoles par du crédit warrantage.

Plus concrètement, la plateforme aide à gérer plusieurs maillons du cycle agricole :

  • en amont, elle permet de définir des catalogues d’intrants, de passer des commandes, de les faire financer par l’IMF et de suivre leur livraison par l’organisation paysanne ;
  • en aval, elle facilite le suivi de la collecte des récoltes auprès des bénéficiaires, puis le suivi des stocks et la vente par l’organisation paysanne ou le commerçant.

En 2020, 750 petits agriculteurs ont pu acquérir leurs intrants à l'aide de la plateforme F2.0, financés au Sénégal par 2 institutions partenaires, MEC FADEC et UIMCEC, pour un total de crédits décaissés de 65 000 EUR. Le taux de remboursement ayant été de 100%, ces deux IMF entendent continuer et étendre le pilote. 

Lancé au Sénégal en 2020, dans le cadre de la Digital Finance Initiative, le F2.0 a été étendu à d'autres pays africains comme la Sierra Leone (LAPO SL) et l'Ethiopie (WASASA), avec 2 250 petits agriculteurs financés. En 2022, F2.0 envisage l’extension à de nouvelles IMF partenaires et un objectif de 5 000 bénéficiaires.
 


Digital Finance Initiative (DFI) : accompagner les IMF dans leur stratégie digitale pour améliorer les performances financières et sociales

La digitalisation est une priorité pour beaucoup d'IMF mais elles sont confrontées à des difficultés liées à leur système d'information et de gestion, à leurs infrastructures, aux compétences internes, à l’acceptation du changement. La recherche de financement est une autre barrière à la mise en place de solutions digitales car ces projets impliquent de nombreux prérequis logistiques et techniques souvent coûteux.

 « Le développement de solutions digitales est une opportunité pour les IMF d’augmenter leur portée, surtout en zone rurale, et d’améliorer l’inclusion financière. » 
Catherine Liziard, chargée de projet senior « Digital Finance Initiative » chez ADA 

La « Digital Finance Initiative » (DFI) a été établie sur 5 ans (de 2017 à 2021) afin d'aider les IMF à définir et mettre en place leur stratégie digitale pour améliorer leurs performances financières et sociales et par conséquent accélérer le développement de l'inclusion financière. En encourageant les IMF à ouvrir des canaux de distribution alternatifs, leur couverture géographique et leur efficacité opérationnelle sont améliorées, et de nouveaux produits et services peuvent atteindre leurs bénéficiaires.

COOPEC
 La COOPEC-SIFA, basée au Togo a mis en place plusieurs solutions de sa stratégie digitale avec l’appui de ADA. ©COOPEC-SIFA

Pour ce faire, à travers la DFI, les IMF ont pu bénéficier de l’accompagnement de ADA pour identifier leurs besoins, les solutions digitales adaptées, et les implémenter.

La DFI, c’est donc un accompagnement stratégique, méthodologique et technique en 3 étapes :

  • 1ère étape : atelier initial d’identification des priorités
  • 2ème étape : phase de pré-projet - définition d’un projet digital
  • 3ème étape : phase pilote : implémentation du projet digital

3 solutions ont été mises en avant dans le cadre de la DFI :

  1. Intégration des opérateurs télécom pour permettre aux clients de réaliser des opérations avec leur téléphone mobile ;
  2. Mise en place un réseau d’agents, fixes ou mobiles, pour être au plus proche des clients ;
  3. Migration vers le système d’information et de gestion (SIG) actuel des IMF vers une solution Cloud, l’un des prérequis nécessaires à l’implémentation des deux premières solutions.

 

 

EBO SACCO
En 2020, l’équipe de direction de l'IMF ougandaise EBO SACCO a participé à un atelier DFI animé par Catherine Liziard, chargée de projet senior « Digital Finance Initiative » chez ADA. ©ADA

 

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Rencontre organisée pendant la SAM 2019 entre Léon Houndjago, PDG de CAGECFI, Ousmane Thiongane, Directeur Général de U-IMCEC Sénégal et Arnaud De Lavalette, chargé de projet digital chez ADA.


Etat des lieux de la DFI - 2017 / 2021

Au terme du projet en 2021, la DFI aura accompagné la mise en place de 22 projets digitaux avec les IMF partenaires. 8 projets sont toujours en cours au 31/12/2021 et devrait être finalisés au plus tard au 1er trimestre 2022. 

résultats

 

ADA est convaincue que dans Pays les Moins Avancés qui affichent un taux d'inclusion financière encore faible, les outils de finance digitale permettront d’ouvrir l’accès aux services financiers à un rythme sans précédent.

La DFI a appuyé techniquement et financièrement plusieurs petites et moyennes IMF et plusieurs projets en Afrique, selon la répartition suivante : 

répartition

 


Quelles avancées en 2021 ?

COOPEC-SIFA (Togo)
Les 41 000 membres de la COOPEC-SIFA peuvent désormais faire leurs opérations dans toutes les agences du réseau de l’IMF. ©COOPEC-SIFA

En 2021, même si la crise liée à la Covid-19 a fortement impacté les IMF partenaires, plusieurs projets ont été validés. Certaines IMF ont arrêté ou décalé leurs projets et d'autres ont changé de priorités digitales. En matière d’accompagnement, la DFI a su s'adapter avec des animations d'ateliers à distance et un accompagnement plus soutenu des nouvelles IMF intégrant le projet DFI.  

Phase 1 – Ateliers : MDB (Bénin) a participé à un atelier DFI individuel en 2021. Cet atelier s’est tenu à distance, en fonction du contexte sanitaire. 

Phase 2 – Pré-projets : Les IMF accompagnées en phase de pré-projets avaient déjà participé à un atelier DFI en 2020. Ces IMF, avec l’appui de l’équipe de la DFI et au besoin d’experts locaux, ont identifié les solutions digitales les plus adaptées à leurs besoins et ceux de leurs clients. 
6 projets ont été validés par le comité de sélection DFI en 2021 : COMUBA (Bénin), La Fructueuse (Togo), MDB (Bénin), Microloan (Malawi), YIKRI (Burkina Faso), UBTEC (Burkina Faso), pour un montant de cofinancement de 215 000 EUR, ce qui représente un cofinancement de 54% en moyenne des projets validés.  

Phase 3 – Mise en place (1/2) : 3 projets finalisés en 2021 

Phase 3 – Mise en place (2/2) :  8 en cours avec la mise en place estimée au 31 mars 2022 au plus tard. 

 


Les facteurs de réussite du projet "Digital Finance Initiative"

Au terme du projet et après plusieurs projets finalisés, l’équipe DFI est désormais en mesure d’identifier les points clés sur lesquels les IMF doivent se concentrer pour réussir leur transformation digitale :

  • Gouvernance : nécessité d’impliquer l’équipe de direction, disposer d’un chef de projet compétent, d’une bonne gouvernance et d’un plan d’affaires à jour.
  • Financement : les projets de transformation digitale sont coûteux. L’IMF doit donc avoir la capacité financière de couvrir ces investissements (autofinancement et bailleurs), et une capacité à embaucher de nouvelles ressources pour gérer les nouveaux canaux de distribution alternatifs par exemple.
  • Opérations : avoir une bonne gestion du portefeuille et connaître les besoins et attentes de ses clients.
  • Réglementation : être informé des textes en vigueur dans leurs zones d’intervention pour la finance digitale.
  • Technique : disposer d’un environnement technique favorable à la mise en place de solutions digitales (SIG ouvert à des solutions tierces, base de données centralisées, interconnexion des agences, accès à Internet et à l’électricité, etc.).

« Une bonne stratégie digitale permet aux IMF de travailler plus efficacement et d’offrir à leurs clients des services de meilleure qualité. »
Arnaud de Lavalette, chargé de projet senior « Digital Finance Initiative » chez ADA 


En Amérique centrale et dans les Caraïbes

Transformation digitale

Créer des stratégies de transformation digitale axées sur le client : expériences en Amérique centrale et dans les Caraïbes (République dominicaine)

Schéma capi_FR.JPGDans le cadre du programme « Renforcer la valeur ajoutée sociale de la microfinance » établi entre 2018 et 2021, ADA et le réseau régional de microfinance en Amérique centrale et des Caraïbes REDCAMIF ont lancé un programme de transformation digitale destiné aux institutions de microfinance (IMF) affiliées à REDCAMIF. Ce programme de 3 ans a été mis en place avec l'appui technique du cabinet de conseil Amarante Amérique latine et Caraïbes, en raison de son expérience sur le sujet et de son leadership dans la région.

Au total, 7 IMF ont été appuyées dans la définition et la mise en œuvre d’une stratégie de transformation digitale basée sur une méthodologie centrée sur le client : FAFIDESS (Guatemala) ; Hermandad, Banco Popular et ODEF Financiera (Honduras) ; Banco Ademi (République dominicaine) ; SAC Integral (Salvador) ; et Banco Delta (Panama).

En parallèle, dans le cadre de son programme de réponse à la Covid-19, ADA, en collaboration avec REDCAMIF, a appuyé 7 IMF sur des projets digitaux pour une gestion immédiate de la crise : FUSAI et Credicampo (Salvador) ; FUDEMI (Nicaragua) ; Vision Fund (Guatemala) ; Finsol et ADRA (Honduras) ; et CDD (République dominicaine).

Le document suivant décrit la méthodologie utilisée par Amarante Consulting, les projets et les résultats obtenus par les IMF suite à la mise en œuvre de leurs solutions digitales, ainsi que les principales conclusions et recommandations au terme de ce programme de trois ans.

Actualité

Novembre 2021

Appuyé par le programme « Digital Finance Initiative - DFI » de ADA, l'IMF togolaise, La Fructueuse, offre un nouveau service de proximité 

La Fructueuse, une Coopec implantée à Lomé (Togo), offre depuis début octobre 2021 un nouveau service de proximité. Appuyé par le programme « Digital Finance Initiative - DFI » de ADA, l’IMF a ainsi répondu à la demande de ses clients de pouvoir réaliser des opérations financières sans avoir besoin de se rendre physiquement dans les agences. 

La solution consiste à associer le compte Mobile Money du client ouvert chez un opérateur télécom (OTM) implanté au Togo (Flooz et T-Money) à son compte ouvert à La Fructueuse. Ainsi le client peut effectuer des opérations de son compte Mobile Money vers son compte de l’IMF et vice-versa, en utilisant une interface USSD ou une application à télécharger sur Android.  
Dzinyefa, ce nouveau canal de distribution, permet aux clients de faire des dépôts et des retraits sur leurs comptes à La Fructueuse à partir de leur porte-monnaie électronique et de consulter leur compte et leurs opérations via leur téléphone mobile. Lié à ce service de « Bank To Wallet / Wallet to Bank « B2W W2B »), une solution de SMS Banking permet aux clients abonnés d’être informés du traitement de leurs opérations.

Les 33 000 clients de La Fructueuse peuvent donc accéder rapidement aux produits et services de l’IMF, dans tout le pays, hors guichet, 24h/24, 7j/7, à partir d’un téléphone. 
 

 


Décembre 2020

43 000 clients de Millenium Microfinance au Togo bénéficient d'un service de transactions facilitées entre opérateurs

Millenium (Togo)

43 000 clients de Millenium Microfinance peuvent effectuer des opérations entre un OTM au Togo vers leur compte épargne chez Millénium Microfinance.

Millenium Microfinance (2M), institution de microfinance basée à Lomé, vient de lancer son produit « Hébron », un service de « W2B B2W », avec l’appui du projet « Digital Finance Initiative » de ADA. 

Depuis le 10 décembre, les 43 000 clients de Millenium Microfinance peuvent faire des opérations à partir de leur porte-monnaie électronique ouvert chez un OTM au Togo vers leur compte épargne chez Millénium Microfinance, et vice versa.

Les clients gagnent du temps et peuvent se déplacer avec leur compte 2M dans leur poche, 24h/24 et 7j/7, sur l’étendue du territoire togolais.

Millenium Microfinance a été accompagné par la chargée de projet DFI pour définir une stratégie digitale, élaborer le projet « W2B B2W » et le mettre en place.


Juillet 2020

YIKRI propose des services à plus de 25 000 bénéficiaires au Burkina Faso

YIKRI (Burkina Faso)
©YIKRI

YIKRI, institution de microfinance sociale au Burkina Faso, opère en zone rurale et urbaine, et propose des services financiers et non financiers à plus de 25 000 bénéficiaires.

Après un report de quelques mois dû à la crise du COVID19, 8 membres du personnel de YIKRI ont participé à un atelier « Finance Digitale » à Ouagadougou en juin 2020. Cet atelier était animé par Catherine Liziard, chargée de projet senior « Digital Finance Initiative », détachée au Burkina Faso.

A l’issue de l’atelier, YIKRI a défini sa stratégie digitale, et peut donc l’intégrer dans son plan d’affaires, en cours de mise à jour dans le contexte post COVID19.

Pour en savoir plus sur l'IMF YIKRI : https://www.entrepreneursdumonde.org/fr/programme/yikri-microfinance-sociale-burkina-faso/

 


Octobre 2019

Millenium Microfinance définit sa stratégie digitale

L’institution de microfinance Millenium Microfinance basée à Lomé au Togo a participé à un atelier « Finance Digitale » animé par Catherine Liziard, chargée de projet digital senior chez ADA, du 30 septembre au 4 octobre 2019. L’IMF a défini sa stratégie digitale et identifié les solutions.

Millenium Microfinance
©ADA