Sommaire

SOUTIEN DES JEUNES ENTREPRENEURS A TRAVERS LA MICROFINANCE (< 10 000€)

- Rwanda (UFC)
- Sénégal (U-IMCEC)


SOUTIEN DES JEUNES ENTREPRENEURS A TRAVERS LE YES FUNDING INITIATIVE (5 000€ - 50 000€)

En Afrique de l’ouest :
- au Burkina Faso, avec l’incubateur La Fabrique et l’institution financière Cofina Burkina
- au Mali, avec l’incubateur Donilab et l’institution financière Cofina Mali
- au Sénégal, avec l’incubateur Jokkolabs et l’institution financière Cofina Sénégal

En Amérique latine :
- au Nicaragua, avec l’incubateur Impact Hub Managua
- au Guatemala, avec l’incubateur Alterna
- au Salvador, avec l’incubateur INSERT/Yawal et Alterna



Chiffres clés 2020

- 3 IMF en Afrique appuyées sur le développement de produits financiers et services nonfinanciers dédiés aux jeunes ;
- 6 incubateurs (3 en Afrique, 3 en Amérique latine) appuyés sur le développement d’une offre d’accompagnement de jeunes entrepreneurs ;
- 331 jeunes entrepreneurs bénéficiaires d’un crédit ;
- 328 jeunes bénéficiaires de formations ou d’accompagnement à l’entrepreneuriat.


 

Initiatives en cours pour l’inclusion financière des jeunes entrepreneurs

Jeunes entrepreneurs_Homepage

ADA appuie les jeunes entrepreneurs à accéder au financement et à renforcer leurs capacités. Selon leurs besoins en financement, ADA propose à ces jeunes un soutien par le biais des IMF et le YES Funding Initiative, un mécanisme de financement innovant.
Par ailleurs, ADA poursuit depuis 2018 son appui à l’inclusion économique et financière des jeunes entrepreneurs, à travers une approche globale "Marché – Appui technique – Financement" basée sur une complémentarité d’acteurs spécialisés tels qu’incubateurs, catalyseurs ou financeurs.


Soutien des jeunes entrepreneurs à travers la microfinance 
(besoins de financement allant jusqu'à 
10 000€)

1. Au Rwanda avec (Umutanguha Finance Company) UFC

UFC_Rwanda.jpg Depuis 2016, ADA, avec le soutien du Rotary Luxembourg, appuie l’IMF UFC au Rwanda afin d'offrir aux jeunes entrepreneurs des services financiers (crédit et épargne) couplés à des services non-financiers (formation, éducation financière, conseil en gestion d’entreprise, suivi et accompagnement). Le Rwanda est l'un des rares pays africains qui, en raison de la pandémie, a mis en place en 2020 un confinement strict. L’impact au niveau d’UFC a été fort, puisque le portefeuille à risque a doublé.  

Pour répondre à cette urgence, l’IMF s’est rapprochée des jeunes entrepreneurs (18 à 35 ans) afin de mieux cerner leurs besoins et anticiper les risques de non-remboursement. Pour ce faire, UFC a collaboré avec ADA (et la Social Performance Task Force (SPTF)) pour mener une étude destinée à identifier les besoins financiers des jeunes clients de l’institution. Les conclusions de l’étude ont permis d’adapter l’offre de services financiers proposés par l’IMF aux besoins réels des jeunes suite à la crise. Parmi les solutions proposées : la restructuration de crédits existants et la prolongation de la durée du crédit et/ou d'obtention d’un crédit supplémentaire de fonds de roulement pour l’achat de matières premières par exemple, nécessaires à la reprise des activités.

La crise a aussi permis d’accélérer la mise en œuvre de la stratégie digitale adoptée par UFC. La connexion entre les comptes ouverts auprès de l’institution et les comptes mobiles des clients a fortement progressé, en partie grâce à des mesures étatiques destinées à appuyer l’utilisation des outils digitaux pendant le confinement, comme l’annulation des frais lors des dépôts et retraits du compte bancaire vers le compte mobile des clients. Cela est venu s’ajouter à d’autres activités digitales d’UFC, comme la mise place d’un réseau d'agents, représentés le plus souvent par des petits commerces locaux. Ces agents fournissent des services de base, comme la possibilité pour les clients de l’IMF de retirer de l'argent ou de payer les échéances de crédit sans avoir à se déplacer dans les agences de l’IMF parfois situées à plusieurs kilomètres. C’est un gain de temps pour les clients et pour les IMF, qui peuvent se concentrer sur le démarchage de nouveaux clients et la vente de produits d’épargne et de crédit. Grâce à cette offre de services digitaux, plus de 13 900 jeunes ont ouvert un compte en 2020 auprès de l'IMF, laquelle a récolté 0,7 million d'euros, nécessaires à la pérennité de l'institution. Enfin, le confinement au Rwanda a boosté le commerce en ligne : une opportunité pour les jeunes, dont certains ont créé leur propre entreprise de livraison de biens achetés sur internet. 

En 2020, 235 clients d’UFC ont bénéficié d’un crédit « Jeune Artisan» (destiné à financer un métier artisanal type coiffure, couture, mécanique, menuiserie et soudure) et 215 d’un accompagnement.

 « Je suis reconnaissant de voir qu’UFC nous a poussés à utiliser les services financiers digitaux comme la banque mobile pour envoyer ou recevoir de l'argent, sans que l’on perde du temps à trouver leur agent de crédit. Notre gouvernement (rwandais) a su sensibiliser les populations sur le respect des distances, le port du masque et les restrictions de voyages non essentiels. » 
Client d’UFC qui témoigne sur ce qui lui a donné de l'espoir pendant la pandémie

Partenaire du projet

ROTARY

 

 

 


2. Au Sénégal avec U-IMCEC, dans le cadre d'un projet avec LuxDev

LUXDEV

ADA, en partenariat avec LuxDev, soutient les activités de U-IMCEC (Union des Institutions Mutualistes Communautaires d'Epargne et de Crédit) au Sénégal pour l'intégration financière des jeunes, principalement les primo entrepreneurs âgés de 18 à 25 ans. Contrairement au Rwanda où les activités ont démarré depuis plusieurs années, l'appui de ADA au Sénégal a débuté en juillet 2020. Il s'est concentré sur le développement de produits d’épargne et de crédit adaptés aux différents métiers à fort potentiel de la région auxquels les jeunes peuvent accéder après une formation, afin de lancer leur propre entreprise.

ADA a développé des synergies avec d'autres acteurs sur le terrain spécialisés dans l’appui non financier des jeunes (formation professionnelle, accompagnement dans le développement d'un plan d'affaire), comme par exemple Jokkolabs, un incubateur sénégalais qui a lancé un programme d’accompagnement pour les jeunes dans le secteur de l’agroécologie. Dans ce cadre, U-IMCEC soutient les jeunes accompagnés par Jokkolabs avec des produits financiers conçus spécifiquement pour leurs besoins. Grâce à ces collaborations et à des études de marché appuyées par ADA, U-IMCEC a enrichi son offre en 2020 avec des produits d'épargne et de crédit adaptés pour les jeunes primo entrepreneurs. Un produit d’assurance agricole a également été lancé et distribué par U-IMCEC.

Enfin, le Sénégal a bénéficié du programme de réponse Covid-19 lancé par ADA en avril 2020 (page 10) pour limiter ses risques opérationnels suite à la crise sanitaire.

A l’horizon 2022, il est prévu que 1 000 jeunes aient accès à des services d’épargne et que 450 d’entre eux soient financés pour lancer leurs projets.

Partenaire du projet

LUXDEV

 

 


Microfinance

 


Soutien des jeunes entrepreneurs à travers un financement innovant : le YES Funding Initiative 
(besoin de financement compris entre 5 000€ et 50 000€)

Les jeunes entrepreneurs (18-35 ans) représentent un vivier d’emplois conséquent. Une grande majorité d'entre eux ont besoin d’un financement allant jusqu’à 50 000€ pour pouvoir développer leur activité, accéder au marché et attirer des investisseurs. 
Chaînon manquant.jpg Alors que les institutions de microfinance (IMF) financent les micro-entreprises et les banques les grandes entreprises, les PME, en phase de croissance, se retrouvent entre les deux, dans ce qui est souvent appelé le « chaînon manquant » (ou missing middle). Souvent, elles sont découragées de demander des prêts, non seulement en raison de garanties exigées, excessivement élevées par les banques par rapport au risque qu’elles représentent, mais aussi par la faiblesse des prêts proposés par les IMF. 
En 2018, ADA a mis en place un nouveau mécanisme de financement appelé « Young Entrepreneurs Sustainable (YES) Funding Initiative » pour pallier à ce manque de financement et faciliter l'accès au marché de ces jeunes entrepreneurs qu'elle soutient déjà par ailleurs à travers les IMF depuis de nombreuses années.

Le YES FI est un mécanisme qui permet de financer des projets encore non couverts par des investisseurs privés ou des Business angels, habitués à financer de jeunes entrepreneurs en croissance sur ce chaînon manquant. Le YES FI travaille avec des partenaires spécialisés dans l’appui à l’entrepreneuriat (incubateurs/accélérateurs, catalyseurs de marché et institutions financières) qui fournissent aux jeunes un appui technique et financier pour leur permettre de gagner en croissance et d’accéder au marché afin de distribuer leurs produits et/ou services. Grâce à ce double appui financier (garanties mises en place par le YES FI pour les financements octroyés par l’institution financière) et technique (de la part de l’incubateur), l’investisseur qui souhaite financer le jeune prend moins de risques. Le remboursement du financement accordé par le YES FI se fait à travers un pourcentage du chiffre d’affaires que le jeune tire de son activité (plus son chiffre est élevé, plus il peut rembourser). Ce pourcentage sert également à rembourser l’appui donné par l’incubateur au jeune.

YES FUND - Investir dans la nouvelle génération_FR.png

Progressivement, le financement donné par le YES FI laisse la place aux financements des investisseurs. En parallèle, le jeune reçoit l’appui de l’incubateur nécessaire à sa croissance jusqu’à accéder au marché.

Le YES est basé sur 5 principes

  1. Octroyer un crédit dont le remboursement est basé sur le chiffre d’affaires de l’entreprise ;
  2. Accompagner l’entrepreneur avant et après l’accès au financement ;
  3. Une partie du crédit doit servir à couvrir l’assistance technique donnée par l’incubateur/accélérateur ;
  4. La durée du financement est comprise entre 3 et 5 ans ;
  5. Le montant du financement augmente au fil du temps.

Projets pilotes lancés en 2020

En Afrique de l’ouest

  • Au Burkina Faso, avec l’incubateur La Fabrique et l’institution financière Cofina Burkina

La Fabrique est un incubateur entièrement dédié à la co-construction d'entreprises sociales et responsables en Afrique de l'Ouest. Depuis 2014, elle accompagne des entrepreneurs sociaux à fort potentiel au Burkina Faso et dans la sous-région, afin de co-construire des entreprises pérennes et à fort impact.

  • Au Mali, avec l’incubateur Donilab et l’institution financière Cofina Mali

DoniLab est un incubateur d’entreprises basé à Bamako au Mali. Il couvre des secteurs d’activité à fort potentiel d’innovation à savoir les TIC, la santé, l’innovation sociale. La mission principale de DoniLab est d’accompagner les jeunes entreprises et startups innovants dans les différentes phases de développement de leurs projets, de l’idée à la levée de fonds, en passant par la conception du business plan. Pour mener à bien ses missions, l’incubateur travaille avec des organismes internationaux et locaux pour concevoir des programmes qui visent à susciter l’innovation chez les jeunes et leurs apporter l’accompagnement nécessaires en matière d’entreprenariat.

  • Au Sénégal, avec l’incubateur Jokkolabs et l’institution financière Cofina Sénégal

JokkoLabs est une initiative internationale privée à but non lucratif lancée à Dakar, au Sénégal. C'est un "groupe d'action" indépendant qui vise à identifier et à soutenir les idées innovantes des entrepreneurs de l'économie numérique, des industries culturelles et des médias afin d'accélérer la compétitivité des nations et la prospérité pour tous.

Il existe aujourd'hui plusieurs pôles autour de 7 pays dont la majorité sont en Afrique de l’Ouest.  

 

En Amérique latine

  • Au Nicaragua, avec l’incubateur Impact Hub Managua

Impact Hub Managua est une organisation qui a pour objectif le renforcement et le développement des écosystèmes entrepreneuriaux et la promotion de l'esprit d'entreprise d'une manière innovante et inclusive. Membre du réseau mondial d'organisations Impact Hub, Impact Hub Managua travaille au Nicaragua depuis octobre 2018, aidant les entrepreneurs à développer leurs idées commerciales à travers de différents programmes de formation et de coaching et en les connectant avec d'autres entrepreneurs, investisseurs et acteurs pertinents afin de générer des opportunités d'affaires.
 

  • Au Guatemala, avec l’incubateur Alterna

Alterna est une plateforme d'innovation sociale et d'entrepreneuriat inclusif, établie au Guatemala en tant qu'association à but non lucratif. Sa mission est de soutenir les entrepreneurs d’Amérique centrale à augmenter leur impact économique et social à travers des services de formation et de conseil et en les rapprochant d'opportunités complémentaires (investissement d'impact, accès au marché). Fondée en 2010, Alterna a travaillé avec plus de 2 000 entreprises de profils et de secteurs différents (rural, urbain, en phase de démarrage, en croissance) au Guatemala et en Amérique centrale et possède une ample expérience avec des organismes de coopération internationaux et locaux.
 

  • au Salvador, avec INSERT/Yawal (incubateur)

Yawal  est un incubateur d'entreprises dynamiques avec un impact social et environnemental, lancé par INSERT en 2013. Il s’occupe des processus pour le développement et le renforcement des entreprises, de la phase de conceptualisation à celle de l'investissement. Il travaille en collaboration avec des institutions publiques et privées pour coordonner la croissance du tissu productif des territoires afin de concentrer les actions et d'éviter les doublons en matière d'efforts.

Au total, 62 jeunes entrepreneurs ont bénéficié d’un accompagnement à travers ces structures.


ADA membre du réseau ANDE

ANDEEn 2016, ADA est devenue membre du réseau ANDE (Aspen Network of Development Entrepreneurs), un réseau mondial d’organisations œuvrant pour l’essor de l’entreprenariat dans les pays émergents. En soutenant le développement du secteur de la finance inclusive, ADA fait en effet partie intégrante des acteurs contribuant à l’émergence d’un environnement favorable aux micro- et petits entrepreneurs. Depuis son adhésion, ADA a fait des échanges d’expériences et a établi des partenariats avec d’autres institutions affiliées en Amérique Centrale et en Afrique.

Dominique Owekisa"ADA travaille à capitaliser son expérience avec nos partenaires microfinance dans le financement des jeunes (entrepreneurs). Nous voulons aller plus loin et explorons actuellement des solutions innovantes pour le financement des petites entreprises à forte croissance portées par ces jeunes afin de les rendre autonomes et viables."
Dominique Owekisa, chef de projet ADA et membre duSteering Commitee de ANDE West Africa


Actualité

Deux incubateurs appuyés par la YES Initiative de ADA obtiennent le Label Afric’innov 

Proposer aux écosystèmes entrepreneuriaux africains un référentiel de qualité connu et reconnu pour les structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat, telle est la mission du Label Afric’innov ! Le 14 janvier 2021, cinq structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat innovant (SAEI) se sont vu décerner ce prestigieux label, dont deux incubateurs accompagnés par ADA.

Label_Donilab.jpg      Label_La-Fabrique.jpg


Le label Afric'innov a été lancé en été 2020 avec le soutien de l'Agence Française de Développement. Au terme d'un processus rigoureux (dépôt et analyse des candidatures, visites de terrain…), le Comité de Labellisation représenté par cinq experts indépendants dont ADA fait partie, a pris la décision d'attribuer le label Afric'innov aux cinq SAEI suivantes : 

- La Startup Factory (Maroc) - un accélérateur basé à Casablanca, qui s’est donné pour mission de favoriser l'innovation sur le continent, en accompagnant startups et grands groupes autour de projets d'avenir ;
Etrilabs (Bénin) - un incubateur et écosystème d’innovation qui œuvre à la promotion d’une culture de l'entrepreneuriat ancrée dans l'innovation, la créativité et le partage depuis 2009 ;
- Le CIPMEN (Niger) – un incubateur nigérien dédié depuis 2014 au développement d’un entrepreneuriat innovant et durable dans les secteurs des TIC, des énergies renouvelables et de l’environnement, ainsi que de l’agrobusiness ;
Donilab (Mali) - un incubateur d’entreprises innovantes basé à Bamako, qui couvre des secteurs d’activité à fort potentiel d’innovation comme les TIC, la santé ou encore l’innovation sociale ;
La Fabrique (Burkina Faso) - un incubateur entièrement dédié à l’accompagnement d’entreprises sociales, créé en 2015.

Parmi ces cinq structures, deux incubateurs (Donilab et La Fabrique) sont accompagnés par ADA dans le cadre du programme « Young Entrepreneurs Sustainable (YES) Funding Initiative ».


Une évaluation stricte et reconnue
Le Label Afric'innov s'appuie sur un référentiel de qualité strict initié par l’Organisation Internationale de la Francophonie et le consortium fondateur d’Afric’innov. Ce référentiel repose sur vingt critères évaluant les infrastructures, la gouvernance, la méthodologie et les ressources d'accompagnement, ainsi que l'offre de services mis à disposition des entrepreneurs accompagnés.
Le Label est donc un véritable outil d'aide à la décision et à l'identification de partenaires :

- Pour les entrepreneurs, à la recherche d’un service de qualité adapté à leurs besoins ;
- Pour les structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat (SAEI) qui cherchent à faire reconnaître leur expertise et/ou à identifier des partenaires fiables pour développer leurs projets ou prolonger l’accompagnement de leurs incubés ;
- Pour les catalyseurs des écosystèmes des startups ou des SAEI (partenaires, bailleurs, etc.), à la recherche de projets fiables et impactant à appuyer. 


Qualité, professionnalisme, crédibilité, visibilité, réseau
Dans un contexte de grande hétérogénéité du niveau de maturité et de professionnalisation des SAEI, le Label Afric'innov est un gage de la qualité des services d’accompagnement, du professionnalisme des équipes en charge de l’accompagnement, de la qualité des projets sortant d’incubation, et de la crédibilité des SAEI labellisées en général.
Outre cette reconnaissance, c’est aussi une belle opportunité pour ces structures d’intégrer le réseau Afric'innov réservé aux structures labellisées.

Dominique OwekisaDominique Owekisa, membre du Comité de Labellisation Afric'innov, églalement chargé de projet dans l’unité d’appui technique aux IMF chez ADA

Pour quelles raisons les incubateurs Donilab et La Fabrique ont-ils été sélectionnés pour l’obtention du Label ?
Donilab au Mali et La Fabrique au Burkina Faso ont fait leurs demandes de labellisation conformément aux critères mis en place par Afric’innov.
Les deux incubateurs ont été sélectionnés sur base de la qualité de leur travail dans l’accompagnement des entrepreneurs. Le choix des incubateurs labellisés a été rigoureux, établi par un comité de sélection composé de plusieurs experts dont ADA. C'est un réel plaisir de voir ces partenaires obtenir leur labellisation.


Le fait d’accompagner des structures labellisées renforce-t-il la crédibilité de ADA ? A quel niveau ?
ADA travaille avec les incubateurs depuis 2018. Faire partie du comité montre déjà que nous sommes ouverts aux collaborations et que nous sommes prêts à apporter notre modeste contribution au développement du secteur de l'entrepreneuriat en Afrique.
Au niveau institutionnel, le label est un enjeu majeur pour les structures labellisées, car ces incubateurs doivent toujours offrir un service amélioré et rester pertinents dans l’écosystème. C’est une preuve de leur valeur ajoutée pour les entreprises qui veulent avoir un accompagnement.

Nous collaborons avec Donilab et La Fabrique depuis trois ans. Depuis l’année dernière, nous travaillons à la mise en place d'un mécanisme de financement des jeunes entrepreneurs, le « Young Entrepreneurs Sustainable (YES) Funding Initiative », pour ceux qui sont au début de la phase de croissance, qui ont des besoins d'investissements pour grandir et dont le remboursement est basé sur le chiffre d'affaires mensuel de l'entrepreneur. L’obtention du label par Donilab et La Fabrique nous a prouvé la pertinence dans le choix de ces partenaires pour le projet YES. Au niveau d’accompagnement des entrepreneurs, le label permet donc aux incubateurs de bien se positionner et d’attirer de meilleurs dossiers d’accompagnement et nous espérons que cela se traduira, pour le mécanisme YES, par un financement des entrepreneurs qui ont un vrai potentiel et qui ont été bien encadrés. 

Par ailleurs, ADA est actuellement reconnu pour sa capacité à améliorer l'inclusion financière. L'appui technique aux incubateurs ne fait pas partie de nos services habituels. Ce label va apporter au secteur une visibilité et des standards qui permettront d’attirer d’autres types de collaborations et de partenariats tels que l’appui technique aux incubateurs. Le label présente donc un vrai potentiel pour les bénéficiaires, pour le développement de l'écosystème et pour l'appui technique à l'entrepreneuriat.


Les lauréats du Label Afric'innov témoignent

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Lisa Tietiembou Barutel, Directrice de La Fabrique au Burkina Faso

Que signifie l’obtention de ce Label pour La Fabrique ?
Forte de ses 6 ans d’expériences, La Fabrique a toujours œuvré avec le plus de rigueur et d'engagement possibles dans la co-construction de belles entreprises sociales avec les incubés qu’elle accompagne. Ce label vient reconnaître les efforts fournis depuis ces six ans par l'ensemble de la communauté La Fabrique : membres de l’équipe, entrepreneurs sociaux, partenaires et toutes les personnes qui ont contribué et contribuent encore à appuyer de près ou de loin les incubés. La Fabrique devient donc le premier incubateur du Burkina Faso labellisé, et rejoint donc Etrilabs (Bénin), Donilab (Mali), le CIPMEN (Niger) et la Startup Factory (Maroc). Si cette reconnaissance est un bel accomplissement, elle vient également relever le niveau d’exigence que La Fabrique se doit de respecter, pour toujours être à la hauteur de ce que les entrepreneurs sociaux avec qui elles travaillent méritent.

Comment ce Label pourra être mis en pratique dans le cadre du YES Funding Initiative avec ADA pour le financement des jeunes entrepreneurs ?
L'obtention du label est un élément important de la mise en place du YES Inititative. En effet, la construction d'outils de financement innovant repose en partie sur la mobilisation de partenaires avant-gardistes, et désireux de s'engager sur des terrains encore peu connus. Dès lors, la crédibilité des partenaires techniques mobilisés est essentielle : le label vient donc renforcer le positionnement de La Fabrique vis-à-vis des institutions financières à mobiliser, et avec lesquelles nous serons amenés à travailler au quotidien. 

Par ailleurs, ce label permet à La Fabrique de bénéficier d’un accès privilégié à de nombreux outils développés par Afric’Innov pour mieux accompagner les entrepreneurs. Au-delà des outils accessibles à l'ensemble de la communauté Afric'innov (Ubora, afric'innov toolbox, formations, etc.), La Fabrique bénéficiera de l'appui particulier d'Afric'innov pour développer de nouveaux partenariats techniques en vue de renforcer l'appui aux incubés (mesures d'impact, outils de gestion, etc.) et déployés des outils permettant autant à l’entrepreneur qu'au chargé d’accompagnement d'être plus efficaces et opérationnels. 


Tidiane Ball - Donilab.jpg Tidiane Ball, Directeur Général de Donilab au Mali

Que signifie l’obtention de ce Label pour Donilab ?
Ce label est le résultat d’un processus de professionnalisation de nos méthodes et outils d’accompagnement. C’est aussi le début d’une nouvelle aventure, où on a plus droit à l’erreur.

Comment ce Label pourra être mis en pratique dans le cadre du YES Funding Initiative avec ADA pour le financement des jeunes entrepreneurs ?
Ce label est un gage de crédibilitéé pour les entrepreneurs et les acteurs de l’écosystème malien. Dans le cadre du programme YES , il pourra servir à attirer de bons entrepreneurs.


Première cohorte de soutien aux jeunes entrepreneurs au Sénégal

Le 6 novembre 2020, s’est tenu le lancement officiel du démarrage de la première cohorte accompagnée par Jokkolabs dans le cadre de soutien aux jeunes entrepreneurs au Sénégal, coordonné par ADA et cofinancé par LuxDev.
La cérémonie organisée au centre de formations de Sokone a réuni des représentants des autorités locales et des partenaires du projet de ADA, tels que LuxDev, GRET, UIMCEC, Jokkolabs et DCEG.

Cette journée a permis de présenter le programme de formations et d’incubation des jeunes en horticulture sur les bases de l’agroécologie et de la transformation agroalimentaire. Les 45 jeunes sélectionnés seront accompagnés sur une durée de 6 mois. A l’issue de cette formation, ils seront invités à déposer une demande de financement à UIMCEC pour lancer leur projet.

L'événement a également été l’occasion de remercier les maires et les représentants des autorités locales pour les efforts qu’ils ont menés afin de mobiliser les jeunes et faciliter l’organisation de cette première cohorte.